Oct 23, 2017 Last Updated 9:13 AM, Oct 10, 2017

COMMUNIQUÉ DE LA CONFÉRENCE - le 02 Mai 2016 :

 

Mamadou TRAORE, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina Faso, été mis en examen, lundi 25 avril 2016, des chefs d’attentat à la sûreté de l’Etat complicité de meurtre, complicité de coups et blessures, dégradation volontaire aggravée de biens, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la tentative manquée de coup d’Etat du 16 septembre 2005, puis incarcéré au sein de la prison militaire.

La Conférence des avocats du Barreau de Paris a appris avec une vive inquiétude que la procédure mise en œuvre à l’encontre de Mamadou TRAORE ne présenterait pas les garanties liées à l’exercice de la profession d’avocat, notamment celles prévues à l’article 6 du Règlement UEMOA en vertu duquel « les avocats ne peuvent être entendus, arrêtés ou détenus sans ordre du Procureur Général près la Cour d’appel ou du Président de la Chambre d’accusation, le Bâtonnier préalablement consulté ».

Sans velléité d’ingérence dans la politique interne du Burkina Faso, la Conférence des avocats du Barreau de Paris rappelle que, dans un Etat de droit, les pouvoirs publiques doivent veiller à ce que les avocats « ne fassent pas l'objet, ni ne soient menacés de poursuites ou de sanctions économiques ou autres pour toutes mesures prises conformément à leurs obligations et normes professionnelles reconnues et à leur déontologie », conformément aux principes de base, relatifs au rôle du barreau, adoptés par le huitième Congrès des Nations Unis à La Havane qui s’est tenu du 27 août au 7 septembre 1990.

La Conférence des avocats du Barreau de Paris s’associe donc à la mobilisation des avocats et Bâtonniers, notamment de l’espace OHADA, menée pour Mamadou TRAORE.